Implantation d'Universités pontificales :     le CNAL écrit à la Ministre de l'enseignement supérieur

Les projets d’extension de l’Université Catholique de l’Ouest préoccupent particulièrement les organisations laïques des Deux-Sèvres, de Sarthe et de Mayenne. Cette université pontificale, placée sous l’autorité du Vatican, demande en outre des subventions publiques pour s’installer, notamment à Laval.

Pour le CNAL, plusieurs obstacles juridiques font obstacle. En effet, le code de l’Education précise qu’aucun établissement d’enseignement supérieur privé ne peut utiliser le titre d’université, et ces derniers n’ont pas le droit de décerner des certifications portant le titre de baccalauréat, de licence ou de doctorat. Or, une simple visite sur le site de l’UCO révèle des irrégularités.

Ainsi, le CNAL a écrit à Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, pour lui demander de faire respecter le droit.

Dans le cas contraire, il s’agirait d’un passe-droit accordé à une organisation catholique. Si on n’agit pas aujourd’hui, acceptera-t-on demain que des « universités » sous l’autorité d’autres théocraties viennent s’implanter en France, en bénéficiant de subventions publiques pour cela ?

Pour toutes ces raisons, le CNAL demande que le droit et la laïcité soient respectés, particulièrement dans un moment politique où il est nécessaire de réaffirmer et conforter les principes de la République.

 

Lire la lettre : ICI


Lu ou entendu

Edgar Morin

 

« Sociologue et philosophe, 99 ans, ce penseur de l’ère planétaire est un adepte de Spinoza, un admirateur de Montaigne et un lecteur passionné de Dostoïevski. Plébiscité dans le monde entier, mais franc-tireur de la vie des idées ». (Le Monde du 21 novembre 2020).

 

Extraits de l’interview :

 

- Dans la France de 2020, cinq ans après « Charlie Hebdo » et le Bataclan, on tue encore au nom d’un dieu. La mort de Samuel Paty et la tuerie de Nice sont-elles en train de se répéter ?

 

« Tout d’abord, il me semble important de me situer avant de considérer ces tragiques événements et de dire, comme il fut autrefois exigé, d’où « parle » l’auteur de cet entretien.

 

En ce qui concerne la religion, je pense que les esprits humains créent les dieux qu’ils adorent et auxquels ils obéissent. Je suis, comme on dit, agnostique. Ou plutôt, je crois que l’univers comporte un mystère qui échappe aux capacités de nos esprits. Je considère la Bible, fondement des religions juive, chrétienne et musulmane, comme un tissu de légendes et de mythes ; mi-légendaires sont également les Évangiles et le Coran. J’admire Jésus sans croire en sa résurrection. »

 

- Les religions

 

« Quand elles sont toutes puissantes, comme aujourd’hui en Iran ou en Arabie Saoudite, j’exècre leur haine des impies, des croyants autres, des non-croyants. J’exècre les interdits qu’elles imposent, notamment aux femmes. Ce fut le cas du judaïsme dans le passé. C’est encore le cas dans de nombreux pays de l’Islam. Je ne confonds pas pour autant islam et djihadisme : entre le pieux musulman et le fanatique meurtrier… Le mot « islamisme » occulte cette diversité pour ne voir que le prosélytisme et refus de démocratie et de laïcité. Certes la charia est incompatible avec les lois d’une République laïque. Mais la majorité des musulmans de France accepte les lois républicaines et les croyants sont d’autant plus pacifiques qu’ils pensent candidement que leur religion est une religion de paix…

 

J’ai horreur de tout fanatisme meurtrier comme celui qui a sévi au 20ème siècle et renaît sous des formes religieuses traditionnelles.

 

J’aime discuter avec les croyants, mais je n’aime pas les offenser ; ne pas offenser ni humilier est mon credo éthique à valeur universelle : le respect d’autrui me demande de ne pas bafouer ce qui est sacré pour lui, mais je me donne le droit de critiquer ses convictions. Le respect de la liberté comporte une liberté de parole... »

 

- En France actuellement

 

On a entendu essayistes, polémistes et ministres soutenir que l’ « islamo-gauchisme » armait intellectuellement le terrorisme. La charge est-elle justifiée ?

 

« Ce qui est terrible, c’est que cette affaire amplifie le développement de la pensée manichéenne, unilatérale, réductrice …

 

… Malheureusement, comme en 1914, 1933, en 1940, il y a des philosophes au premier rang de l’hystérie. Le plus dangereux est que, comme il est arrivé dans le passé, deux France se dissocient et s’opposent ; dans le cas heureux, comme au début du 20ème siècle, une France républicaine et laïque a vaincu la France monarchiste, catholique et conservatrice ; dans le cas malheureux, comme en 1940, une France réactionnaire s’est imposée à la faveur du désastre militaire.

 

Actuellement, le confinement impose une mise au réfrigérateur du conflit. Mais qu’adviendra-t-il après le déconfinement? Quelle nouvelle décomposition et recomposition politique ? Deux France s’affrontent déjà en paroles : la France identitaire et la France humaniste. Tout cela mérite non imprécation mais examen et réflexion ».

 

-Comment éviter cette dislocation ?

 

« Après ma conversion au communisme sous l’Occupation, puis ma déconversion 6 ans après, je me vis à nouveau lutter sur deux fronts : contre le communisme soviétique et contre le colonialisme européen. Depuis des décennies, j’essaie de résister à deux barbaries apparemment opposées : la barbarie venue du fond des temps historiques de la haine, de la domination, du mépris et la barbarie froide et glacée issue de notre civilisation, celle de l’hégémonie du profit effréné et du calcul. J’ai pu résister à l’hystérie de la guerre ou tout Allemand était criminalisé, puis à l’hystérie stalinienne où toute critique du communisme était criminalisée, et je peux résister aux nouvelles hystéries.

 

Dans les conditions de la France actuelle, je sens la nécessité de lutter sur deux fronts : celui de la résistance à la xénophobie, aux racismes, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, et celui de l’action contre les fanatismes meurtriers qui portent en eux toute la vieille barbarie.

 

Cette action comporte évidemment la répression de la violence meurtrière, mais aussi la prévention qui elle-même comporterait une politique des banlieues, une réduction des inégalités sociales et économiques, et une éducation humaniste régénérée ».

 

-Que faire, plus particulièrement, sur le terrain pédagogique ?

 

« Dans ce sens, j’ai proposé d’intégrer dans les programmes scolaires les préliminaires indispensables à l’esprit critique. Le premier est l’esprit interrogatif, très présent chez les enfants, mais qui peut s’atténuer avec l’âge. Il faut l’encourager. Il convient aussi d’encourager l’esprit problématiseur. Celui-ci met en question des évidences qui semblent absolues, soit à notre perception naturelle, comme la course du Soleil autour de la Terre, soit qui nous sont imposées par la culture et la société, comme la légitimité d’un pouvoir dictatorial, la croyance en une supériorité raciale. Rappelons que la vertu essentielle de la Renaissance fut de problématiser tout jugement d’autorité, d’où l’esprit démocratique ou citoyen. C’est dans cette problématisation qu’est l’essence de la laïcité.

 

L’esprit critique suppose donc la vitalité de l’esprit interrogatif et de l’esprit problématique. Il suppose aussi l’auto-examen, que l’enseignement doit stimuler, afin que chaque élève accède à une reflexivité qui elle-même permet l’autocritique ; l’esprit critique sans esprit autocritique risque de verser dans une critique incontrôlée de ce qui nous est extérieur....

 

… L’esprit critique suppose nécessairement un esprit rationnel, c’est à dire capable d’appliquer induction, déduction et logique dans tout examen de faits ou de données.

 

L’esprit rationnel suppose non moins nécessairement la conscience des limites de la logique face à des réalités qui ne peuvent être reconnues qu’en acceptant des contradictions ou qu’en associant des termes antagonistes.

 

L’esprit critique ainsi nourri de tous ces préliminaires peut et doit librement s’exercer ; mais il doit comporter aussi l’aptitude à la critique de la critique quand celle-ci devient intempérante, ou ne porte que les seuls mauvais aspects de phénomènes, réalités ou idées.

 

Enfin, l’enseignement de l’esprit critique doit accepter que celui-ci porte sur l’enseignement lui-même. Ainsi l’esprit critique comporte toute une infrastructure intellectuelle, laquelle est généralement ignorée ».

 

-Perspectives

 

« Je crois en la nécessité d’organiser et de fédérer des oasis de résistance de vie et de pensée, de continuer à montrer la possibilité des changer de voie, de ne pas sombrer nous-mêmes dans les vices que nous dénonçons.

 

J’ai vécu le somnambulisme dans la marche au désastre des années 1930. Aujourd’hui, les périls sont tout autres, mais non moins énormes, et un nouveau somnambulisme nous assujettit. Selon la formule d’Héraclite : « Éveillés, ils dorment ». »

 

Après les attentats de Conflans et de Nice, le sociologue et philosophe Edgar Morin analyse le raidissement des antagonismes entre deux France – l’une humaniste, l’autre identitaire – et explique comment y résister.

 


 

Cycle conférence Débats en ligne  sur la laïcité organisé par la Ligue de l'Enseignement-FAL44 et la Fabrique Jean Macé

 

 

 « Médias, réseaux sociaux, fake news: la liberté d'expression a-t-elle des limites? » 

(quels risques et opportunités pour la liberté de conscience et la laïcité? quels enjeux pour l'éducation aux médias?)

 

 

 avec Martine DORDAIN et Natacha MOUILLE du CLEMI (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information de l'Education Nationale)

et les réactions de Me Raffaud, avocat et Antony Torzec, journaliste à MédiaCités

 

 

le 9 décembre de 18h30 à 20h30

 

 

Pour assister à cette conférence débat : https://zoom.us/meeting/register/tJMqf-mqqTIpGtPSMyWrbL0TYOSf559ZvzOf ( nombres de personnes limitées)

 

Possibilité de suivre également sur facebook :  https://www.facebook.com/events/983913285432678/

 

 

 


Espérance Banlieues : la région Pays de la Loire subventionne le séparatisme scolaire

Le Conseil Régional des Pays de la Loire a récemment accordé une subvention de 50 000€ à deux écoles hors-contrat Espérance-Banlieues situées à Angers et au Mans. La présidente de Région a justifié ce financement par la lutte contre le décrochage des jeunes des quartiers sensibles dès le plus jeune âge, et les remettre sur le chemin de la réussite. Si ce sont les véritables raisons de cette subvention, alors on ne voit pas pourquoi la région n’aiderait de manière équivalente les écoles et établissements publics.

En effet, cette subvention mirobolante concerne deux écoles hors-contrat accueillant au total seulement 45 élèves, âgés de 6 à 11 ans. Cela permet de s’interroger sur la réalité de l’argument de lutte contre le décrochage, sauf à penser que les enfants issus de milieux urbains sensibles y soient prédestinés ?

Le caractère légal de cette subvention reste donc à démontrer. La Région n’est pas compétente pour l’enseignement du premier degré et, de toute façon, le financement sur fonds publics des écoles hors contrat n’est pas permis par la loi.

Le réseau Espérance-Banlieues, issu des courants catholiques traditionalistes, se caractérise d’une part par des projets pédagogiques basés sur des conceptions conservatrices et rétrogrades de l’éducation : salut au drapeau, port de l’uniforme, rudiments scolaires habillés en apprentissage des fondamentaux… et d’autre part, avec une chasse active aux financements publics, souvent extravagants. En outre, le niveau très moyen des élèves qui sortent de ces écoles peut légitimement interroger sur l’utilité de ces subventions.

Malgré cela, des écoles de ce réseau ont fermé leurs portes comme à Montfermeil, ou déménagé dans des locaux appartenant à une association catholique comme à Reims, par manque d’argent et surtout d’élèves. Dans ces deux cas, l’argent public a été dilapidé pour rien. La même précarité existe pour les écoles du Mans et d’Angers, puisque la subvention régionale représente 38% des ressources.

Pour le CNAL, une autre raison de ces subventionnements est dictée par le calendrier électoral, et la volonté de donner un signal aux organisations religieuses qui gravitent autour de ces écoles. On peut regretter que des élus ne prennent pas à bras le corps l’urgence de réunir la jeunesse dans l’environnement scolaire et périscolaire laïque, et participent au contraire à sa séparation. Pire, cela instille dans l’opinion l’idée que les religions ne sont pas toutes traitées à égalité, et nourrit un sentiment de « deux poids, deux mesures ».

Les organisations constitutives du CNAL réaffirment que les pouvoirs publics doivent réserver leurs financement à l’enseignement public, qui seul peut réunir les enfants et adolescents, quels que soient le rang social, les croyances et l’origine de leurs parents, pour leur faire partager la joie d’apprendre dans la différence, abrités et inspirés par le principe de laïcité.

60 ans après le serment de Vincennes : l’actualité de la défense de l’école laïque

Le 19 juin 1960, plusieurs centaines de milliers de militant.es venu.es de toute la France se rassemblent à Vincennes autour d’un serment défendant l’école publique et demandant l’interdiction du financement public des établissements scolaires privés. La défense de l’école publique laïque est essentielle pour les 5 entités du CNAL.

 

Le Comité National d’Action laïque avait organisé une très large campagne de signatures pour sa pétition demandant l’abrogation de la loi Debré qui permettait ce financement. Près de 11 millions de personnes ont signé cet appel qui est un événement marquant de l’histoire de la mobilisation laïque pour l’école.

60 ans après, ce serment est toujours d’actualité, car en dépit des efforts, ce financement est toujours en place et d’autres lois sont venues affaiblir encore l’école publique laïque. Les inégalités scolaires, le repli sur soi et des interrogations sur les grandes valeurs communes rendent encore plus nécessaire la mobilisation autour de la laïcité.

C’est pourquoi le CNAL et ses organisations membres (DDEN, FCPE, Ligue de l’enseignement, UNSA Éducation, SE-UNSA) ont signé une tribune commune rappelant l’actualité de la défense de la laïcité à l'école publique : comme le souligne ce texte, le «refus de la séparation des jeunesses de notre pays, proclamé depuis 60 ans, a aujourd’hui une résonance accrue, face aux risques croissants de replis communautaires et de tentations populistes, qui s’enracinent dans les conséquences des crises. Pour les organisations constitutives du CNAL, l’Éducation, porteuse d’humanisme universel, est un rempart naturel contre la menace identitaire, fondamentaliste et nationaliste. Ainsi, la lutte contre les inégalités scolaires doit faire l’objet d’un combat sans répit, au risque de froisser ceux qui, de tous bords, refusent l’élargissement de la base sociale de la réussite scolaire.»

Retrouver le texte complet sur le site Internet du CNAL.

 

ANNULATION de la conférence "Laïcité à l'Ecole" . Mouvement Social !


Des réponses des élus au CDAL 44 !

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Réponse Sénateur
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Le CDAL 44 interpelle les élus sur l'article 6 quater du projet de loi sur l'école de la confiance

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Atteintes à la Laïcité : les projets se précisent !

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Atteintes à la Laïcité !
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Le CDAL 44 parle immigration !

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L'IMMIGRATION
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Remettre en cause l'existence de l'enseignement privé, est-ce « RELANCER LA GUERRE SCOLAIRE » ?

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Guerre scolaire ?
Remettre en cause l'existence de l 'ense
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Lécole publique en Loire Atlantique

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Ecole publique en 44
L'école publique en Loire Atlantique-Pla
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La laïcité et l'école : retour sur les travaux du CNAL et le colloque du 13 juin 2018

Pendant l’année scolaire 2017-2018, les 5 organisations constitutives du Comité national d'action laïque (CNAL) ont réalisé un état des lieux de la mise en place du principe de laïcité dans les écoles et établissements publics. Retour ici sur ces travaux présentés lors d’un colloque le 13 juin.

 


Le Vademecum "la laïcité à l'école" du ministère de l'Education Nationale

Le CDAL 44 considère cet outil avec des fiches pratiques comme essentiel mais néanmoins il est regrettable qu’il ne soit pas fait mention de la circulaire « Chatel » sur le port des signes religieux.

 

Je trouve le vademecum ici.

 


Laïcité

 

 

Au cours d'interview accordée au monde (édition du 13 avril 2018), la question a été posée à Élisabeth BADINTER, philosophe, défenseure des libertés et de la Laïcité, de savoir si le Président de la République  avait eu raison de déclarer à la Conférence des évêques de France qu'il fallait « réparer le lien entre l'Église et l'État » qu'il jugeait « abîmé ».

 

Voici sa réponse :

 

«Cette attaque frontale de la loi de 1905 est une grande première. Jusqu'à ce jour, tous les présidents de la République, quelle que soit leur conviction spirituelle, se sont fait un devoir de défendre les institutions et les principes républicains.

 

La laïcité qui sépare le temporel et le spirituel, et traite à égalité croyants et non croyants est l'un des principes qui fondent l'identité de notre pays et nous permet de vivre paisiblement les uns avec les autres,

 

Par ailleurs, il est difficile de comprendre en quoi les catholiques sont maltraités. Ces deniers, de gauche comme de droite, ont toute latitude d'exprimer leurs convictions.

 

Alors, pourquoi cet appel aux catholiques à faire de la politique, comme si je ne sais quelle force les bâillonnait ? Est-ce le désir qu'un communautarisme religieux s'installe dans notre pays ? Laissons la politique gérer la cité et les religions s'occuper des croyants.

 

C'est bien grâce à cette séparation de l'Église et de l'État, que les femmes ont acquis des libertés et des droits que l'Église leur a si longtemps refusés, tels le vote, la contraception, ou l'avortement.

 

Tout est dit.

 

Le CDAL fait sienne ces déclarations qu'il diffusera largement.

 

 

 Sur le plan scolaire, le CDAL a condamné l'attribution à l'enseignement privé confessionnel, de la somme de 10M€, ponctionnée sur les fonds prévus pour l'enseignement public (décembre 2017).

 

D'autre part, la décision d'inclure les années de maternelle, depuis 3 ans dans la scolarité obligatoire, va permettre aux écoles privées de solliciter l'attribution du forfait d'externat, conformément à la loi DEBRÉ (1959).

Ce sera un nouvel avantage consenti à l'enseignement privé, concurrentiel de l'enseignement public, qui lui, assure la prise en charge de tous les élèves, sur l'ensemble du territoire.  

 

 

   


Ouverture d'une école publique à Saint Hilaire de Clisson                  (Ouest France du 23 mars 2017)


Conférence-Spectacle dans les écoles du département

Le Premier spectacle s'est déroulé à NOZAY le Samedi 4 février 2017 !

Le spectacle s'adresse aux scolaires mais aussi à tout public.

D'autres dates sont à venir !!

 La République assure la liberté de conscience.

 

 La loi de 1905 précise l’esprit de la séparation des Eglises et de l’Etat et fixe les règles d’application d’une disposition datant de novembre 1789 : il s’agit, pour mettre fin à des querelles nées d’une législation peu précise, de distinguer le pouvoir spirituel du pouvoir temporel…

 

… distinction souhaitée par le républicain chrétien Victor Hugo, qui affirme dès 1850 : Je veux l’Etat chez lui et l’Eglise chez elle.

 

La conférence évoque la législation de 1789 à 2015, et la naissance d’une loi encore contestée, les affrontements, les assauts, les résistances, les victoires et les défaites, les difficultés d’application, les incidents, les abandons, les reniements, les remises en cause, etc. Qu’en reste-t-il aujourd’hui : le souvenir d’une querelle sans issue ? d’une bataille sans vainqueur ? d’une dramaturgie sans dénouement ? Le débat est ouvert.

 

La conférence prend des allures de spectacle :

 

Dans le but de dédramatiser le propos, mais sans l’amputer de son sérieux, deux comédiens-conférenciers interprètent une petite « comédie récréative et éducative » à plusieurs voix : ils citent et interprètent les dits et les écrits des antagonistes –avant, pendant et après le vote de la loi- pour restituer dans leur dimension humaine les enjeux et les avatars de ce que Jaurès nommait « la grande réforme de la Séparation, la plus grande qui ait été tentée dans notre pays depuis la Révolution française ».

 

 

 

Dès janvier 2017, le comédien Thierry Maillard, intervient dans les écoles pour nous présenter son spectacle : Liberté, Égalité, Fraternité ... Laïcité!